Réfléchir et évoluer
Apr 14, 2026 2:00 PM

Parcours professionnels : G comme Grandir

Préparer un entretien, c’est d’abord apprendre sur soi : au-delà du résultat, cet article montre comment chaque démarche professionnelle peut devenir une opportunité de progression personnelle et de clarification de ses objectifs.

Une rupture, un changement de trajectoire, vont demander de prendre le risque de passer entretiens, concours ou examens. De prendre le risque de l’échec. Celui de la réussite aussi. Dans quelles conditions y gagner (presque) toujours ? Y faire gagner (presque) toujours ?
Préparer et se préparer, c’est apprendre. Se préparer à un entretien professionnel amène à se projeter : se projeter dans le passé avec le CV où l’on prend souvent conscience, surtout pour les premiers entretiens, de ce que l’on a construit, développé comme habiletés au long des années et des expériences ; se projeter dans le futur avec la lettre de motivation. On apprend donc sur soi. Cela demande aussi de se renseigner sur un poste, un domaine, un service, en interrogeant ceux qui y travaillent, en recoupant les regards, en préparant les questions de manière à baliser le territoire à découvrir. Ce balisage peut aller jusqu’à se rendre compte que finalement on ne s’y verrait pas, que ce n’est pas le moment ou la bonne destination. Et ce n’est pas un problème. Parfois on ne peut simplement pas faire l’économie d’aller au bout des choses pour comprendre qu’on ne voulait pas vraiment y aller. Mais on n’a pas fait tout cela pour rien, on l’a fait pour le faire, pour l’expérience que l’on en retire, cette connaissance passant par les sens, par l’intelligence, subjective autant qu’objective donc, qui renouvelle une connaissance antérieure. Connaissance qui met en mouvement.

Grandir

Et c’est là qu’intervient le principe d’y gagner (presque) à tous les coups. Avant d’entamer une démarche, ou avant de passer un oral, ou un entretien, il me semble très constructif et protecteur de se fixer ses propres objectifs, par écrit pour les retrouver ensuite. Des objectifs personnels, atteignables, qui dépendent de soi plus que du jury. Deux ou trois objectifs suffiront. Mon entretien sera réussi si… « j’ai ensuite l’impression de mieux connaître un domaine », « je peux réutiliser dans ma fonction actuelle ce que j’ai appris », « j’ai réussi à présenter clairement trois choses que je peux apporter », ou « j’ai réussi à m’exprimer sans me presser, en insistant sur ce qui a le plus de valeur à mes yeux. » Pour ressortir gagnant à tous les coups, l’important est donc de ne pas viser seulement d’être retenu à un poste, on sait que c’est aléatoire, que cela dépend des autres candidats et de nombre de facteurs dont on n’a pas toujours connaissance. L’important, c’est de considérer l’entretien, ce qui le précède et ce qui suivra, comme une découverte, exploration dedans-dehors.
Toutefois, on ne ressort pas de la même manière lorsqu’on réussit et lorsqu’on échoue, et pas non plus de la manière de deux entretiens échoués. Certains échecs sont de vraies réussites, avec des bénéfices pour sa réflexion et ses motivations, une amélioration de ses manières de penser ou vivre des situations de stress, de mise en concurrence, de confirmation d’habiletés à s’exprimer à l’oral ou à se présenter avec honnêteté, c’est à dire en montrant vraiment ce que l’on pense pouvoir apporter ou ne pas apporter.

Published:
June 17, 2026